du Réseau québécois de Villes et Villages en santé

    Vol. 7 No 2 - Automne 1998


Les 22 candidatures des Prix d’Excellence du Réseau québécois de Villes et Villages en santé

Depuis sa création, en 1990, le Réseau québécois de Villes et Villages en santé a multiplié les occasions de mettre en valeur les réalisations de ses municipalités membres. C’est dans ce cadre qu’ont été institués en 1994 les prix d’Excellence du Réseau québécois de Villes et Villages en santé.

Chacune des réalisations spécifiques de ville ou de village en santé a été rendue possible par la participation des citoyens, la concertation entre les différents partenaires et par le rôle actif joué par la municipalité. C’est donc sur ces trois critères que se sont basés les membres du jury tout en tenant compte du caractère innovateur du projet, de la possibilité de l’exporter dans une autre municipalité ainsi que des retombées concrètes sur la qualité de vie des citoyens.

Cette année encore, le jury, composé de Mme Lucille Rocheleau, de la Fédération des CLSC et CHSLD, Mme Marie-Claude Dufour, de l’Union des municipalités du Québec, et de M. Jacques Locas du ministère de la Santé et des Services sociaux, a eu un choix difficile car les 23 candidatures rivalisaient en qualité. Aussi, afin de les mettre toutes à l’honneur, une édition du Bulletin leur est consacrée.

Brève description des projets :

La Ville de Baie-Comeau pour la campagne de sensibilisation contre la violence

Fruit de la concertation de nombreux groupes, cette campagne s’est concrétisée sous la forme d’une semaine d’activités de sensibilisation des jeunes et des hommes à la violence faite aux femmes. Outre la diffusion d’un poster « violence... non merci ! » , on a pu assister à une marche des hommes, une campagne de signature, une journée du ruban blanc, un colloque sur la violence dans les sports, une campagne médiatique et de l’affichage public.

La Ville de Beauport pour la stratégie d’intervention socio-communautaire intégrée.

Ce partenariat a permis de définir une vision, un langage, des objectifs communs. Son opérationalisation pour être efficace s’est faite par une approche de micro-projets. La mise en commun de certaines ressources a permis une plus grande efficence en évitant, entre autres, le dédoublement.

La municipalité de Bécancour pour l’aménagement du Parc régional de la rivière Gentilly.

Ce parc, réalisé en partie sur des terrains privés, a été aménagé pour que toute la population puisse l’utiliser à des fins sportives et récréatives de plein air. Un plan de gestion de la pêche à la truite en rivière a été élaboré afin d’assurer une récolte équilibrée de la ressource. Municipalités, citoyens et partenaires, après avoir initié le projet, sont maintenant regroupés dans une corporation à but non-lucratif qui gère le parc.

La Ville de Contrecoeur pour « La Festifête du Canard’O »

Reprise d’une tradition oubliée, la Festifête du Canard’O est une fête populaire à laquelle tous les secteurs de la communauté participe. On profite de l’occasion pour mettre en valeur l’environnement, l’eau et les canards plus particulièrement, tout en sensibilisant la population.

La municipalité de Girardville pour sa coopérative Jeunesse de service

Première CJS du Haut Lac-St-Jean, elle regroupe 14 jeunes travailleurs et deux coordonnatrices qui ont acquis la confiance tant des résidents que des entreprises locales qui leur donnent régulièrement des contrats.

La Ville de Hull pour « Le club des petits déjeuners »

C’est à la demande de la commission scolaire et avec l’aide du Club des petits déjeuners du Québec que Hull en santé a organisé la distribution de petits déjeuners dans plusieurs écoles de milieu défavorisé. Les gens d’affaires, des organismes et des citoyens soutiennent financièrement le projet. Les clubs de l’âge d’or, les parents d’enfants, les écoles secondaires, les étudiants de l’université du Québec à Hull et des citoyens collabore au projet et plus de 75 bénévoles se relaient pour préparer quotidiennement les 63 000 déjeuners offerts annuellement.

La Ville de Jonquière pour la Place des jeunes

La Place des jeunes permet du débutant à l’expert de venir pratiquer planche à roulette, patins à roues alignées et BMX au sein du parc linéaire qui longe la rivière au centre-ville. Complétant un des plus beaux parcs de la ville, la Place des jeunes est devenue le rendez-vous quotidien d’une centaine de jeunes, nourrissant ainsi leur sentiment d’appartenance à la ville.

Le quartier Mercier-Est de la Ville de Montréal pour ses services alimentaires.

Les différents services alimentaires (cuisines collectives, magasin-partage, service de dépannage alimentaire, service traiteur communautaire) mis en place dans le quartier viennent répondre à des besoins flagrants de faim et de pauvreté. Ce qui les caractérise c’est la mise en commun des ressources et la recherche de la complémentarité et de la durabilité des services qui résultent d’une réflexion commune.

La Ville de Montréal pour Le Tour de l’Île

Il s’agit d’une randonnée urbaine à bicyclette d’une soixantaine de kilomètres qui se déroule dans des rues fermées à la circulation. Elle requiert la mobilisation de 4500 bénévoles et attire chaque année 45 000 participants. Elle est reconnue comme le plus grand rassemblement cycliste de la planète.

La Ville de Pierrefonds pour le programme d’assistance individuelle aux personnes retraitées

Réalisé conjointement par le CLSC, le YMCA et la Ville, ce service d’appel téléphonique informatisé quotidien vérifie si tout va bien à une heure prédéterminée. En cas de non-réponse, un processus d’intervention est mis en branle.

La Ville de Port-Cartier pour « La Journée-Forum sur le vandalisme »

Cette journée a permis, grâce à la participation d’une centaine de personnes, de cerner la problématique du vandalisme à Port-Cartier et d’élaborer des solutions porteuses d’avenir. Tous les milieux, tous les partenaires locaux de la santé, de l’éducation, du monde communautaire et du secteur municipal ont montré la même volonté d’améliorer la qualité de vie avec une grande ouverture d’esprit.

La Ville de Québec pour « La marche exploratoire »

Des citoyens et des citoyennes explorent leur environnement pour le rendre plus agréable et sécuritaire. Un guide d’organisation des marches exploratoires et une pochette d’information ont été conçus pour faciliter la mise sur pied de ces groupes de citoyens actifs.

La Ville de Rouyn-Noranda pour la banque alimentaire « Le Centre Bernard-Hamel ».

Le Centre Bernard-Hamel est un organisme de concertation réunissant les différents services alimentaires, le CLSC, la Ville, la Chambre de commerce, le centre hospitalier et tous les partenaire de Rouyn-Noranda, Ville en santé. En coordonnant la fourniture et la distribution des denrées, il a permis d’éviter des pertes, les dédoublements et les conflits. Grâce à une vision commune de l’aide alimentaire et la mise en commun des ressources, le Centre Bernard-Hamel a multiplié les points de services et amélioré leur fréquence.

La Ville de Saint-Hyacinthe, pour le projet communautaire SÉCURI-PARC.

SÉCURI-PARC vise à diminuer les actes de petite délinquance au sein des installations de loisirs et des parcs. Une stratégie en quatre axes a été mise en oeuvre : 1. sensibilisation par les médias locaux ; 2. prévention par un réaménagement, par la formation de intervenants de première ligne, par une tournée en milieu scolaire ainsi que par des activités visant à rejoindre les jeunes à risques ; 3. modification de la réglementation municipale ; 4. augmentation de la présence et de l’intervention policière tout en mettant en place des mesures alternatives à la judiciarisation.

La municipalité de Saint-Léonard-de-Portneuf pour La caserne du lin

Organisme à but non-lucratif, la caserne du lin met en valeur la culture et la transformation du lin tout en créant des emplois. On y trouve un atelier-boutique qui offre des démonstrations de transformation. Tout en transmettant aux jeunes le savoir-faire des aînés, la caserne a permis de sauvegarder un patrimoine précieux et de faire l’inventaire des produits de transformation en développant de nouvelles expertises comme le papier.

La municipalité de Saint-Pacôme pour « Jeunes en action »

« Jeunes en action » voit à l’organisation d’activités pour les jeunes du primaire (adaptées aux groupes d’âge) après les heures de classe ainsi que d’une période de devoirs et de leçons qui leur sont rattachées.

La Ville de Sillery pour « Les partenaires pour la santé »

La Ville de Sillery, en partenariat avec les commerçants, les établissements scolaires, les institutions, les organismes et les citoyens, a mis en place une véritable politique visant à:

  1. prévenir le tabagisme chez les jeunes et les sensibiliser aux problèmes reliés à la consommation de tabac
  2. protéger les non-fumeurs dans les lieux publics
  3. diminuer la consommation de tabac chez les citoyens et les employés municipaux

La Ville de Val-Bélair pour le programme « Vigilance » et « Point rouge »

« Vigilance » est un système de prévention téléphonique qui communique à l’aide de messages vocaux avec les gens âgés, seuls, malades, retraités ou en perte d’autonomie, afin de s’assurer que tout va bien. « Membre point rouge » vient compléter ce programme par une fiche médicale placée en évidence dans le réfrigérateur qui permet aux policiers, ambulanciers ou aux proches d’intervenir de façon appropriée et rapide en cas de détresse ou d’inconscience.

La Ville de Verdun pour:

le Jardin du citoyen

S’adressant à toute les personnes qui vivent dans une situation de pauvreté et qui veulent intégrer ou réintégrer le marché du travail, le Jardin du Citoyen leur permet d’acquérir tant un savoir-faire en horticulture et en aménagement paysager qu’un savoir-être qui sont reconnus par des attestations d’apprentissage qui facilite l’intégration économique. Soulignons que la production des végétaux se fait sur des terrains vacant de l’Hôpital psychiatrique Douglas qui élargit ainsi son programme de thérapie occupationnelle.

le projet Quartier centre-ville

Il s’agit d’une démarche de développement économique communautaire qui permet aux citoyens d’établir un diagnostique de leur quartier puis d’élaborer des projets visant l’amélioration de leurs conditions de vie. Un comité de professionnel les soutiennent dans leur démarche.

le projet Vision 2000

Vision 2000 a accompli ses trois objectifs soient faire un bilan de la démarche de développement local de 1991 à 1997, de permettre à des analystes extérieurs d’observer avec une regard objectif le chemin parcouru et de développer une vision prospective partagée du Verdun 2005.

La Ville de Westmount pour La journée du mieux-être

Cette foire d’information présentait 25 kiosques d’exposition (groupes communautaires et services publics) ainsi que des ateliers pratiques et de courtes démonstrations sur, par exemple, l’utilisation d’un extincteur d’incendie, la prévention des toxicomanies, la nutrition, les produits non-toxiques d’entretien ménagers et l’auto-défense.