du Réseau québécois de Villes et Villages en santé

    Vol. 8 No 1 - Hiver 1998-1999



Les nouveaux arrivants

Les nouveaux membres du Réseau nous viennent essentiellement de l'Abitibi-Témiscamingue! En effet, Belleterre, La Corne et Saint-Marc-de-Figuery y sont situées. Saviez-vous que, Laval, première ville et région en santé, s'est jointe à nous cet automne? Soulignons aussi l'adhésion d'Otteburn Park en Montérégie, de Sainte-Béatrix dans Lanaudière et de Saint-Augustin au Lac-Saint-Jean. Enfin, Chelsea et Plaisance en Outaouais sont devenues elles aussi des municipalités en santé. Nous n'avons malheureusement pas de détails sur chacune d'entre elles, mais nous nous ferons un plaisir de les publier dès que nous en aurons.

 

Des nouvelles de :

Le 6 avril 1998, Notre-Dame-du-Nord adhérait officiellement au Réseau. Cette municipalité de 1 245 habitants, voisine d’une réserve algonquine, est la troisième plus populeuse de la MRC du Témiscamingue. Le comité de Notre-Dame-du-Nord en santé s'est implanté avant l'adhésion officielle au Réseau. M. Réal Massy, conseiller municipal et responsable politique, est rapidement entré en contact avec les leaders de la municipalité, responsables de comité ou d’association et organisme. Les projets qui se dégagent de cette démarche concernent la protection du voisinage, des activités répondant aux besoins des jeunes ainsi que la promotion de la municipalité; d’autres projets seront aussi évalués au cours de la prochaine année.

À Dudswell, un projet issu de la communauté

Nommé par les quelques cent citoyens de Dudswell, le comité organisateur sera porteur des propositions retenues au colloque du 28 mars dernier. On y a souligné toute l'importance de consolider le communautaire, de protéger l'environnement, de promouvoir l'achat chez nous, de réparer les dégâts du verglas et surtout de travailler ensemble pour améliorer la qualité de vie de la population.

 

Concertation locale : les Clefs du succès

C’est la pertinence de ce document, publié par l’AHEC/Community Partners (une association sans but lucratif du Maine) sous le titre « From the Ground Up ; A Workbook On Coalition Building and Community Development » au printemps 1997, qui a amené sa traduction par le Réseau québécois de Villes et Villages en santé. En effet, on y trouve des conseils pratiques pour guider les différentes étapes d’un processus de concertation locale. Vous pouvez l’utiliser en tout ou en partie, selon vos besoins, car sa forme est souple et permet cet usage sans préjudice pour les utilisateurs. Des feuilles de travail sont jointes partout où cela était pertinent afin d’aider les communautés et les acteurs à réévaluer leurs efforts afin de les optimiser.

Après avoir fait état des situations difficiles vécues par les communautés, on constate les lacunes de la réponse gouvernementale et communautaire. Le développement de coalitions peut y pallier et certaines conditions peuvent aider à la réussite de tels processus. C’est ce que les trois premiers chapitres approfondissent. Les chapitres 4, 5 et 6 nous montrent que les conflits sont inhérents à la formation de coalitions et qu’il faut apprendre à les « aimer » pour qu’ils deviennent des moteurs de transformation. Les chapitres 7 et 8 s’attardent à la participation des citoyens et aux moyens de lui donner un bon élan. Si la planification fait l’objet du 9e chapitre, c’est qu’elle est indispensable à la bonne marche de votre projet. Enfin, l’évaluation étant la garante d’un bon fonctionnement et d’une certaine pérennité, le chapitre 10 y est entièrement consacré.

Vous pouvez vous procurer la première édition en français, réalisée au cours de l’automne 1998, auprès du Centre d’information au coût de 15$ (frais de poste inclus).

 

Le Guide Vert Québécois

Publié par l'Association des Services en Horticulture Ornementale du Québec, ce petit livre vert sur la lutte intégrée en milieu urbain contient en fait quatre guides pour protéger l'environnement et réduire l'usage des pesticides. En effet, on y trouve un guide pour le citoyen, un second pour les chercheurs universitaires, un troisième pour les municipalités et enfin un dernier pour les entreprises. Qui sait, peut-être que si tout le monde détient les mêmes informations, beaucoup de difficultés inutiles pourront être évitées.

Le développement de la méthode de Lutte intégrée dans les espaces verts urbains a fait appel aux connaissances accumulées pendant trois ans sur une soixantaine de terrains répartis dans douze municipalités. Le tout a été supervisé par des chercheurs universitaires et expérimenté par onze entreprises d'entretien d'espaces verts.

Mais peut-être ne connaissez-vous pas l'Association des Services en Horticulture Ornementale du Québec. Ce réseau s'étend à travers l'ensemble du Québec et regroupe plus de deux cents entreprises employant plus de 3000 personnes. Leurs membres se spécialisent dans les travaux d'entretien applicables aux espaces verts privés ou publics, que ce soit au niveau des arbres et arbustes ou de la pelouse. Reconnue autant par le gouvernement du Québec que par le niveau fédéral, sa réputation est déjà bien établie chez nos voisins américains.

Chaque année, cette association tient le concours Villes vertes en santé qui récompense une municipalité qui a adopté le code de gestion des pesticides en milieu urbain et qui respecte les principes de lutte intégrée.

Le guide est disponible auprès de l'ASHOQ au coût de 9.95$. Vous pouvez les rejoindre par téléphone au (418) 659.3561 #227 ou au 1.800.559.VERT, par télécopieur au (418) 651.7439 ou encore par courrier électronique ashoq@fihoq.qc.ca.

 

Beauport soutient concrètement le bénévolat

Saviez-vous que, selon les statistiques provinciales 10% de la population participe à des activités bénévoles? La Ville de Beauport estime ainsi que sur son territoire ce sont plus de 7 000 personnes qui s'impliquent d'une façon ou d'une autre dans de telles activités.

Est-il nécessaire de souligner que l’implication de ces milliers de personnes au sein de quelques 250 organismes est une contribution majeure au dynamisme et à la qualité de vie de la communauté Beauportoise ?

C’est en tout cas ce qui a amené le conseil municipal a reconnaître et à soutenir officiellement leur action par une Politique sur le bénévolat. Première étape d’un processus visant à établir un plan d’action, la Politique fixe cinq objectifs :?

  • rechercher les personnes ayant un profil apte à évoluer dans les différents domaines d’activités (sport, culture, socio-communautaire, loisirs communautaires) ;
  • prévoir l’accueil du bénévole lors de son adhésion et favoriser son intégration dans le groupe ;
  • faciliter son accès à une formation répondant aux besoins de l’organisme ;
  • reconnaître publiquement l’importance et la contribution des personnes bénévoles ;
  • rendre compte des actes posés par les gestionnaires et par les bénévoles des organismes dans un but de transparence.

Ce document est disponible au Centre d’information du Réseau.

 

1999 : L’Année internationale des personnes âgées

Vers une société pour tous les âges, une question de solidarité !

« Si nous pouvons contribuer, en 1999, à redonner le goût de l’aventure à des hommes et des femmes qui ont encore soif d’idéal, nous aurons rempli notre mandat » a déclaré la Présidente du Bureau québécois de l’Année internationale des personnes âgées (AIPA), Mme Monique Vézina, lors du coup d’envoi des activités, le 28 janvier dernier.

Rappelons que ce Bureau a pour mission de coordonner les diverses activités reliées à l’AIPA. À travers tout le Québec, 17 tables régionales ont été mises en place afin d’agir comme courroies de transmission entre les régions et le Bureau. Tout le brassage d’idées, de réflexions et de recommandations qui sont au coeur de la démarche devraient permettre une meilleure définition des besoins, des aspirations et de la place des aînés dans notre société.

Parmi les éléments de la programmation, mentionnons la tenue d’une tournée du Québec qui conduira les membres du Bureau québécois dans 19 villes où se tiendront autant de Forums régionaux au cours desquels sera présenté une pièce du théâtre Parminou sur le thème de l’AIPA, « Vers une société pour tous les âges, une question de solidarité ».

Enfin, une brochette de 27 projets seront mis en oeuvre aux quatre coins du Québec avec le soutien du Fonds pour l’AIPA. Ceux-ci ont pour objectif de faciliter l’échange entre les personnes âgées, les autres générations et les diverses communautés culturelles qui composent le Québec.

 

La Ville de Québec accueille le lancement de la Semaine québécoise des familles 1999 en collaboration avec le Bureau québécois de l’Année internationale des personnes âgées.

Québec, ville de tradition et ville de haute technologie, est sans nulle doute une hôtesse de choix pour fêter la famille, premier lieu de l'intergénération.

Le 9 mai prochain, jour de la fête des mères, réunira plusieurs milliers de personnes de la région immédiate de Québec mais aussi des diverses régions du Québec sur une base intergénérationnelle. Ces grandes retrouvailles sont rendues possibles par le soutien de la Commission de la Capitale nationale du Québec.

 

Pêle-Mêle

Des arbres pour vivre en santé
Guide pour la réalisation de projets de plantation

Après avoir énoncé quelques faits vérifiables quant aux bienfaits des arbres pour la santé, ce guide nous fournit des stratégies pour reverdir nos milieux de vie. On y trouve aussi des exemples de projets communautaires de plantation d'arbres. Des fiches pratiques sur l'organisation, les éléments à considérer et à prévoir sont incluses dans ce document. Enfin, des trucs et astuces pour la plantation et l'entretien sans pesticides concluent ce précieux guide.

Produit par la Société de l'arbre du Québec, vous pouvez vous procurer ce document au coût de 5$ (frais de poste inclus) par téléphone au 418.648.5699, par télécopieur au 418.648.25.29 ou encore par courrier électronique au sodaq@cfl.forestry.ca.

 Oser l’économie sociale

Vous avez toujours voulu savoir ce qu'est une entreprise d'économie sociale et quel type de formation est disponible dans ce domaine. Ne cherchez plus, le Chantier de l'économie sociale vous offre des session de formation à la carte. Le menu est varié et adapté aux besoins et engage de nombreux partenaires. Contactez le par téléphone sans frais au 1.888.251.32.55

 Répertoire des Groupes locaux de ressources techniques en économie sociale au Québec

Ce répertoire se veut un outil évolutif favorisant les échanges entre les divers intervenants impliqués dans le développement de l'économie sociale. Il veut aussi faciliter la reconnaissance de ces groupes par les Centres locaux de développement récemment mis en place.

Ce large inventaire est classé par région et par territoire de MRC. Il a permis à ses concepteurs, le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'économie sociale et de l'action communautaire, en collaboration avec le Chantier de l'économie sociale et les réseaux de ressources techniques (ouf!), d'identifier les besoins de ces groupes en termes de développement et de formation. En rendant disponible ce répertoire, le Comité sectoriel et le Chantier veulent contribuer à la création et au maintien d'emplois durables par, entre autres, la réalisation de projets de développement local.

Il est disponible en format papier ainsi que sur base de données informatisées auprès du Comité sectoriel, que vous pouvez rejoindre par téléphone au 514.281.7359, par télécopieur au 514.281.0710 ou encore par courrier électronique au csmesac@cam.org

 Rues principales

Depuis 1985, la Fondation Rues principales propose aux municipalités une démarche de concertation qui privilégie la prise en charge collective des leviers de revitalisation et de mise en valeur par l’ensemble des partenaires d’un milieu. Au fil des ans, la Fondation été ainsi témoins des succès obtenus. Pour en garder la mémoire et pour illustrer la force et la richesse de la concertation, un répertoire des bons coups a été publié en 1998. Une lecture qui donne du coeur au ventre ! Vous pouvez vous le procurer auprès de La Fondation par téléphone au 418.964.9944 ou par courrier électronique à rues.principales@sympatico.ca.

 

Symposium interprovincial des Communautés en santé de l'Acadie

En novembre dernier, s’est tenu le Symposium interprovincial 1998 des Communautés en santé de l’Acadie, auquel ont participé plusieurs représentants du Réseau québécois de Villes et Villages en santé. Voici un aperçu des discussions et de leurs conclusions.

Les participants ont manifesté leur volonté de poursuivre les actions pour porter plus loin le concept VVS en Acadie, tout en respectant certains principes comme la souplesse, l’absence de contraintes et d’obligations, la non-ingérence gouvernementale et, enfin, le respect de l’appropriation par les communautés.

Le Mouvement acadien des Communautés en santé du Nouveau-Brunswick (MACS - NB) se révèle le mécanisme le plus approprié pour coordonner l’évolution du mouvement VVS en Acadie. Le temps de l’action est venu et une structure permanente de coordination va être mise en place. Le MACS -NB devra se doter d’une structure organisationnelle basée sur la flexibilité, la continuité et une représentation équitable. On veillera à conserver les liens avec le Réseau québécois de Villes et Villages en santé ainsi qu’avec les autres communautés acadiennes de l’Atlantique.

Le MACS-NB orientera ses actions vers la sensibilisation, l’information, la promotion, l’accompagnement et la formation. Pour ce faire, il devra mettre sur pied un centre d’information et de documentation, un site internet (déjà en ligne), un bulletin d’information et tenir des forums régionaux ainsi qu’un 3e symposium.

Le MACS - NB s’est déjà doté d’une très belle pochette de présentation. Elle est disponible au centre d’information du Réseau québécois de Villes et Villages en santé.

 

Les vieux quartiers de Salaberry-de-Valleyfield

Extrait d’un texte de Jean Tremblay, CLSC Seigneurie-de-Beauharnois

C’est le 9 décembre 1998 que s’est tenu à Salaberry-de-Valleyfield la première rencontre de sensibilisation sur les vieux quartiers. Organisée par la Ville, le CLSC, le Comité de Logement et le Groupe de Ressources Techniques du Sud-Ouest, elle rassemblait 66 personnes représentant 33 organismes différents provenant du milieu scolaire, municipal, communautaire, de la santé et des services sociaux, et des affaires.

Cette rencontre avait été organisée par dans le but de sensibiliser les intervenants de divers milieux à la dégradation des conditions de vie dans les vieux quartiers. Elle a mis en évidence le fait que plusieurs problèmes se concentrent dans les vieux quartiers de Salaberry-de-Valleyfield.

Ce premier rendez-vous avait aussi pour objectif de mobiliser les intervenants afin qu’ils agissent avec les citoyens concernés et qu’ils participent à la mise en place et à l’application d’un plan de revitalisation. On y a dévoilé les résultats d’une étude qui montre que les quartiers sont « défavorisés » à plusieurs niveaux :

  • Des logements en mauvais état, plus vieux ;
  • Des revenus largement inférieurs à la moyenne;
  • Le déclin des activités économiques;
  • Des espaces publics moins nombreux et moins importants;
  • Des maisons barricadées et des terrains vacants ;
  • Un état de santé et de bien-être plus vulnérable.

Malgré leur situation géographique centrale, la situation socio-économique actuelle des vieux quartiers est inquiétante. Si la tendance se maintient, l’avenir de ces secteurs ressemblera à « des stationnements, des terrains vacants, des déserts d’asphalte. Les commerces fermés seront encore plus nombreux, les quartiers vidés de leur âmes ». Les échanges ont permis de s’entendre sur le fait qu’il faut agir globalement. « Il faut arrêter la roue tout le monde ensemble ».

Pour y faire face, misons sur les forces...

Puisque la force de ces quartiers provient des gens qui y vivent, la revitalisation des vieux quartiers passe par l’implication des populations locales et par la concertation de tous les acteurs interpellés dans la démarche de revitalisation. La volonté des autorités municipales de faire quelque chose est stimulante.

La solidarité des gens et la présence de plusieurs organismes communautaires sont des gages de réussite. Les gens sont attachés au développement de leur milieu. Le sentiment d’appartenance est évident et plusieurs résidants veulent agir.

Le patrimoine est une richesse identifiée par tous. Les bâtiments, l’histoire, les résidants, la baie Saint-François, le vieux canal, etc. L’architecture est unique, variée et pittoresque ; cet atout pourrait être exploité davantage.

Tenons compte des faiblesses...

Il y a des problèmes de fond qui touchent tous les aspects de la vie quotidienne. Ces quartiers sont effectivement caractérisés par une grande pauvreté et ses corollaires de problèmes sociaux et de criminalité. L’isolement et l’exclusion sociale sont au rendez-vous ; le tissu social est menacé. Le manque d’espaces publics et d’équipements collectifs ne permet pas aux jeunes et aux moins jeunes de se réaliser à travers des activités de loisirs. Si on y ajoute l’insalubrité des logements et le prix élevés des loyers, on comprend aisément que cette population soit plus vulnérable aux problèmes de santé physique et mentale.

Des solutions à notre portée...

On veut se donner un plan d’ensemble qui aborde les questions d’éducation, de santé et du coût de la vie. En agissant ensemble sur les « vrais problèmes », on n’aura pas l’impression de toujours recommencer, l’impression de s’enliser dans l’impasse de la pauvreté.

On veut aussi réaliser des projets concrets qui vont améliorer les conditions de vie des citoyens comme par exemple : nettoyer le quartier, se doter d’un parc de quartier bien équipé, installer plus d’équipements collectifs et reprendre l’idée des jardins communautaires, créer des emplois, aider les gens à intégrer le marché du travail, assurer la qualité de l’habitat, mettre sur pied une police communautaire. Pour ce faire on compte responsabiliser les gens, miser davantage sur les compétences des personnes âgées, mobiliser les enfants et mettre en valeur leurs idées, impliquer les jeunes, les familles, implanter des maisons de quartier et favoriser l’implication bénévole.

Que faire dès maintenant ?

Cette démarche positive qui regroupe les idées et les énergies de chacun devrait commencer par une action concrète. En la rendant visible, on stimulera l’effet d’entraînement. Il faut concevoir des activités qui favorisent la valorisation et le développement de l’estime de soi et l’accessibilité aux ressources. Parallèlement, on compte élaborer un plan de match pour le moyen et le long terme.

À quelles conditions ?

Il ne faut pas dédoubler les efforts de développement. Les changements doivent venir de la base, des gens qui vivent dans les quartiers. Ils doivent être soutenus dans leurs efforts de revitalisation par les intervenants de tous les secteurs interpellés.

 

La jeune Chambre de commerce de Montréal lance un programme annuel sur la responsabilité sociale de l’entreprise

Souvent, lors de la réalisation de projets concrets dans une municipalité, on cherche des partenaires qui pourront fournir des services ou encore soutenir financièrement certaines étapes du projet. Ceci est encore plus vrai lorsqu'on parle de développement social.

Les entreprises locales peuvent jouer ce rôle car un des facteurs importants du succès économique de l’entreprise est son implication sociale. C'est à partir de ce constat et en considérant qu’une entreprise socialement responsable contribue au mieux-être de la collectivité que la Jeune Chambre de Commerce de Montréal, a proposé aux entreprises montréalaises des objectifs de développement social qui correspondent à leurs champs d'action. L'atteinte de ces objectifs est couronnée par le biais d'un programme de reconnaissance.

Pour ce faire, il a fallu définir ce que pouvait signifier concrètement l'engagement social d'une entreprise. Trois axes ont été définis:

  1. L'entreprise et ses employés
    • Parce qu'un employé épanoui est un employé plus productif on propose des moyens pour maximiser leur potentiel, susciter un sentiment d’appartenance à l’entreprise, communiquer les objectifs de l’entreprise et enfin permettre et encourager l’engagement social des employés.
  2. L’entreprise et ses partenaires
    • Développer une éthique en affaires :
      • en créant des liens à long terme et en respectant ses engagements ;
      • en favorisant des relations équitables et harmonieuses;
      • en jouant un rôle dans le succès de ses clients et partenaires ;
      • en choisissant des partenaires qui manifestent un souci d’éthique et démontrent leur volonté ?d’assumer leur responsabilité sociale.?
    • Développer des réseaux et élargir ses champs d’intérêt
  3. L’entreprise tournée vers sa communauté
    • Considérer les impacts sociaux des activités de l’entreprise :
      • en évitant toutes formes de discrimination ;
      • en déployant des moyens pour prévenir et contrer d’éventuels impacts négatifs sur l’environnement et la collectivité.
    • Favoriser le développement social et communautaire :
      • en offrant un appui financier ou en biens et services à une ou plusieurs causes ;
      • en faisant bénéficier les organisations communautaires de son expertise et de celle de ses employés ;
      • en faisant valoir ses préoccupations aux points de vue social, économique, éducatif, culturel, environnemental et en participant au processus démocratique ;
      • en se préoccupant des résultats réels de son implication afin d’en maximiser l’impact.?
    • Faire connaître ses réalisations sociales :
      • en les communiquant au Comité sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal ;
      • en publiant un bilan social annuel.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à contacter Philippe Béland à la Jeune Chambre de Commerce de Montréal au (514) 845-4951.

 

Le Guide canadien d’aménagement d’une joujouthèque

L'Association canadienne des programmes de ressources pour la famille a récemment produit un excellent guide d'aménagement d'une joujouthèque. Résultat de recherches et de constats faits sur le terrain, ce document fait le tour des besoins d'une joujouthèque. Il donne les avantages et les inconvénients d'une foule d'éléments (rangement, tables, ordinateurs, cartes de membres, etc.)

Il devrait être suivi rapidement d'un guide sur les jouets destinés aux enfants qui ont des besoins particuliers. Vous pouvez vous les procurer auprès de l'Association canadienne des programmes de ressources pour la famille au coût de 12$. Vous pouvez les rejoindre au téléphone au (613) 728-3307 ou par télécopieur au (613) 729-5421.

 

Villes et Villages en santé en Mauricie/Centre-du-Québec

En septembre dernier, lors du 10e Colloque annuel du Réseau québécois de Villes et Villages en santé, les CLSC et la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de la Mauricie et du Centre du Québec annonçaient leur engagement à soutenir et promouvoir l'approche VVS dans la région. À cette fin, des répondants ont été nommés à la Régie et dans chacun des CLSC. Cet engagement a amené les partenaires à préciser leurs responsabilités et rôles respectifs dans la mise en oeuvre de l'approche VVS.

Afin de concrétiser leur volonté de promotion et de soutien, la Régie, les CLSC et le Réseau québécois ont conclu une entente qui prend la forme d'une offre de services. Elle propose des interventions complémentaires entre les niveaux national, régional et local, de manière à poursuivre la mobilisation intersectorielle de façon cohérente dans la région. La compémentarité des actions de chacun s'appuie sur la compréhension et le partage de ces responsabilités et rôles respectifs dans la promotion et la mise en oeuvre de l'approche VVS.

Au niveau régional:

La Régie désire soutenir les répondants VVS des CLSC de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ainsi, un regroupement régional de ces répondants permettra de mettre en commun les préoccupations des participants, de faciliter la circulation de l'information sur l'avancement des dossiers VVS réalisés dans chacun des territoires locaux et d'établir des mécanismes d'évaluation de l'approche. Deux répondants de la Régie régionale assumeront l'organisation, l'animation et la circulation de l'information pour la tenue de ces rencontres. Ces dernières adopteront une fréquence adaptée aux besoins des répondants locaux.

Au niveau local:

Les CLSC ont des responsabilités en matière de santé et de bien-être et leur mission en fait un acteur clé dans l'actualisation des stratégies de la Politique de santé et bien-être: renforcement du potentiel des personnes, amélioration des conditions de vie, concertation intersectorielle, soutien des milieux de vie et développement d'environnements sains et sécuritaires.

Les CLSC ont un rôle important à jouer à plusieurs étapes d'un projet VVS. En effet, informateur privilégié pour la promotion de VVS auprès du conseil municipal, il est aussi un animateur du milieu et un organisateur incontournable dans le choix des projets et dans la mise en oeuvre d'actions concrètes. Il peut participer à leur réalisation et en évaluer les retombées à court, moyen et long terme. Il est aussi à même d'évaluer le processus au niveau qualitatif et aider ainsi à l'atteinte des objectifs. Enfin, il est un pilier dans la gestion courante des projets.

Le document de l'entente est disponible au Centre d'information.

 

Des nouvelles de Victoriaville

Récemment, à Victoriaville, des résidences pour personnes âgées ont été construites à proximité d'un parc où des jeunes désoeuvrés se rassemblent le soir venu. Ce qui devait arriver arriva : les aînés, inquiets, ont demandé l’évacuation des jeunes. L’organisme Travailleurs de rue et le CLSC Suzor-Côté ont alors demandé à la ville qu’on envisage d’autres solutions, ce que le maire a accepté. La Ville a donc donné aux jeunes le choix entre le rapprochement et l’expulsion. C’est le premier choix qui l’a emporté.

Premier contact : encadrés par le CLSC et travailleurs de rue, les jeunes ont réalisé un vidéo sur eux-mêmes et sur les aînés dans leur milieu respectif. 2ème étape : présentation du vidéo aux deux groupes réunis en présence d’un animateur. 3ème étape : depuis, les jeunes visitent régulièrement leurs voisins plus âgés et ils ont accepté de respecter un couvre-feu. Morale : Tout le monde y a trouvé son compte.

 

Les pages vertes du développement rural

Répertoire d’initiatives locales de développement en milieu rural, ces pages vertes recensent plus de 125 actions initiées par les communautés rurales entre 1989 et 1996. Ces projets y sont classés par région et touchent des secteurs aussi variés que le tourisme, la forêt, la culture, l’agro-alimentaire, le communautaire, etc. Des fiches descriptives contiennent de nombreuses informations tels le nombre d’emploi créés, les sources de financement, les coordonnées et une bonne description du projet. Vous pouvez vous le procurer auprès de Solidarité rurale au (819) 293.6825 ; http://sites.cglobale.ca/SolidariteRurale/

 

La santé, le logement

Le logement est sans nul doute un des aspects les plus importants de la qualité de vie des personnes. Le logement touche en effet aux aspects essentiels de la vie d'un individu, d'une famille. Il conditionne aussi bien sa santé mentale que physique en lui procurant un abri, une intimité, en favorisant son bien-être et en lui permettant de s'insérer dans le réseau des relations sociales de son quartier, de son village. Les caractéristiques de construction d'un logement (sécurité, pollution, approvisionnement en eau, taux d'occupation, etc.) et son coût influencent directement les conditions de vie des personnes. Disposer d'un logement confortable et accessible financièrement favorise le bien-être et la santé alors que l'exclusion du logement est destructrice. C'est pourquoi la communauté française de Belgique et la région de Bruxelles ont publié récemment un répertoire documenté des ressources disponibles afin d'améliorer les conditions de logement. Une recherche intéressante à reproduire peut-être au Québec?

 

Fermont : le mur du développement local

par Guylaine Boucher

Cet article a été publié dans le magazine de l’Association des CLSC et CHSLD du Québec en décembre 1998. Il nous a paru tellement intéressant que nous avons jugé bon de le faire paraître ici. Nous tenons à préciser que cette expérience apparaît pertinente dans le cas bien précis de Fermont.

À l’image du mur construit en 1974 pour protéger la ville des balafres de Dame Nature, la communauté fermontoise fait une fois de plus front commun pour protéger son patrimoine. Cette fois-ci, pas de brique ni de mortier, mais la santé, l’éducation et le municipal réunis sous l’autorité d’un seul organisme.

Des architectes de tous les secteurs, mais un seul et même projet sur la table à dessin : celui de s’assurer que le pouvoir local survive aux rafales répétées des compressions budgétaires imposées par Québec. Un projet audacieux pour une toute petite ville de 3 200 habitants, située à 300 kilomètres au nord de Sept-Îles.

En juillet dernier, dans la foulée de la réforme de l’éducation, les habitants de Fermont voyaient leur commission scolaire fusionnée avec celle voisine. Puis, avec cette fusion, vinrent les rumeurs de plus en plus tenaces d’un alignement du territoire des MRC à celui des commissions scolaires. Doubles bouleversements en vue, non seulement pour la ville, mais aussi pour le centre de santé local. Il n’en fallait pas plus pour que l’idée d’un conseil d’administration unique en son genre fasse officiellement surface.

« Le S.E.M., c’est notre façon à nous de garder notre pouvoir de décision local », affirme Daniel Morissette, président du conseil d’administration du Centre de santé de l’Hématite. S.E.M. pour Santé, Éducation, Municipal. Trois champs d’action, un seul conseil d’administration pour gérer le tout.

Lancé en l’air pour la première fois à l’automne 1997, il faudra attendre un an avant que le projet ne se concrétise. Deux consultation publiques et une étude de faisabilité plus tard, le projet vit toujours et son avenir est actuellement entre les mains de Québec, un comité interministériel devant, en bout de ligne, donner ou non son aval au projet-pilote. Un comité interministériel réunissant le ministère de l’Éducation, la Santé et les Services sociaux et, bien sûr, les Affaires municipales, et dont les réactions restent jusqu’à ce jour largement partagées.

Des missions encore bien vivantes

Pourtant, soutient le maire de la ville, Robin Bélanger, « des lignes directrices très claires sont à la base même de l’organisme. Tout a été conçu de manière à éviter les situations problématiques ». Ainsi, explique-t-il, « le conseil d’administration, avec à sa tête un président élu par la population, peut compter sur 12 membres. Douze membres élus pour quatre ans et qui partageront leurs énergies entre trois commissions : l’une sur l’éducation, l’autre sur la santé et, enfin, une dernière sur les affaires municipales. Des commissions qui feront le travail de débroussaillage et proposeront des solutions qui seront ensuite entérinées en conseil, lors des réunions publiques tenues mensuellement ».

De cette manière, explique le maire, chacun des secteurs en cause pourra compter sur son propre portefeuille. « Aucune mise en commun de fonds ne sera faite à moins que collectivement, vu les surplus accumulés dans chacun des secteurs, nous décidions d’unir nos efforts pour répondre à un besoin jugé urgent par la population, que ce soit, par exemple, l’achat d’un outil médical spécialisé ou le service de professionnels en milieu scolaire ».

Pas plus gros qu'un cégep...

Aussi prometteur qu’il soit dans la tête de ses créateurs, l’organisme est pourtant loin d’avoir conquis tout le monde. De fait, si la population fermontoise s’est montrée jusqu’à présent plutôt d’accord avec les principes mêmes du regroupement de trois entités en une, on ne peut pas en dire autant de toutes les parties concernées. L'intersectorialité est devant un défi de taille!

Pour Robin Bélanger, il s'agit « d’une réponse à l’appel du gouvernement de se prendre en charge localement ». Une réponse qui, ajoute-t-il, pourrait bien avoir des répercussions bien au-delà de l’unique ville de Fermont. C’est que pour le maire de la ville, comme pour Daniel Morissette, « s’il s’avère concluant, le concept pourrait très bien être exporté ailleurs au Québec ». À suivre...